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| Cyprès, Mathias http://www.aither.fr/validees-f6/sujet145.html |
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| Auteur: | Kelazan [ Ven 8 Jan 2010 19:59 ] | |||||||||||||
| Sujet du message: | Cyprès, Mathias | |||||||||||||
» Données Administratives
Age, date de naissance : 19 ans, il est né en 1136 , le jour de l'équinoxe d'automne. Lieu de naissance : Ikari, dans une boutargue de taille moyenne nommée Hayem, à l'est de la Vallée des Lacs Race : Humain Sexe : Masculin » Données Sociales
Appartenance à une organisation : Indépendants Alignement : Chaotique neutre...tendance bon » Données Mystiques
Capacités spéciales : Sa résonance avec le Mana rouge le rend particulièrement impulsif, voir totalement irréfléchi dans certains contextes, en plus de lui conféré certains pouvoirs dont il se passerait bien. Sa résonance avec le Mana vert le rend particulièrement sensible à son environnement, il trouve la paix plus facilement dans un milieu forestier et peu y réfléchir plus profondément. Son corps est altéré très négativement par tout élément physique lié au Mana bleu, en particulier l'eau pure. Cette dernière lui cause de grave effet secondaire lorsqu'il se trouve immergé ou très trempé pendant une certaine période, éteignant pour ainsi dire la flamme de son corps, il entre dès lors très vite en hypothermie et s'engourdit rapidement. Cependant, ingéré de l'eau ne lui cause pas d'effet négatif, bien que d'autres breuvages lui conviennent mieux. Il peut également se doucher en s'aspergeant d'eau...mais les bains lui sont interdit, même très chaud. Son esprit rejète férocement toutes formes de magie en provenance du mana Noir, ayant déjà assez souffert de rejet, mensonge, deuil et solitude, il ne tolère pas d'ingérence extérieure de ce ce Mana.. Pouvoirs Force explosive : Mathias est à son grand malheur doté d'une capacité à double tranchant et complètement imprévisible. Sans prévenir, une bulle de pouvoir peu éclater dans un de ses muscles lors d'un mouvement et en décupler la force et la vélocité. Une tape sur l'épaule d'un bon ami devient ainsi aussi dévastatrice qu'une descente du coude effectuée par un lutteur sumo et un simple coup de poing peut facilement passer à travers la cage thoracique d'un orc et l'envoyer valser comme une poupée de chiffon. Bien qu'il n'ait aucun contrôle sur ces explosions de Mana rouge, il semblerait qu'elles soient liées à une pique émotive telle l'angoisse, la peur, la stupéfaction, la surprise, la haine, la douleur etc...En somme, il ne se brisera pas le nez en essayant de se moucher, mais risque bien de casser une ou deux côtes à quelqu'un qui lui ferrai le tour du "Devines c'est qui !" Métabolisme flamboyant : Le corps de Mathias a une température stable légèrement plus chaude que la moyenne et carbure plus efficacement que le commun des humains. C'est ce qui explique sa constitution particulièrement imposante et son énergie étonnante. Cependant, il doit répondre à des besoins caloriques supérieur pour conserver son intégrité physique, besoins qui sont comblés par un régime plus copieux et la consommation régulière d'alcool, un excellent combustible pour son organisme. Soit dit en passant, il n'en est pas moins affecté par la boisson, c'est seulement que ces liquides lui confèrent une source d'énergie supplémentaire et encore plus dynamique que les glucides. Néanmoins, la gueule de bois lui est totalement étrangère, l'alcool ayant à terme l'effet contraire chez lui. Musc universel : Mathias dégage une odeur très subtile et légèrement musquée qui trompe l'odorat de n'importe qu'elle créature. En effet, son odeur se confond avec celle d'un individu de la même espèce que celui qui la sent, ce qui a pour résultat de le mettre en bon terme avec tout ce qui utilise principalement son odorat pour juger, telle la grande majorité des animaux et certaines créatures bestiales. De plus, son odeur semble inoffensive au nez des animaux hiérarchisés ou territoriaux, ce qui fait qu'un loup ne le prendra pas pour un intrus d'une autre meute, mais bien pour l'un des siens. Olfaction : Tel un animal, Mathias perçoit vaguement les émotions de ses interlocuteurs par l'odeur qu'ils dégagent. La peur, la méfiance, la compassion et l'amour lui sont donc communiqué plus fort et plus clairement. De plus, il peut en juger des intentions générales des personnes qu'il rencontre. A noter que cela ne fonctionne pas dans un dépotoir ou une foule dense. Il a aussi un odorat presque cinq fois plus sensible que la plupart des humains, mais est loin de pouvoir égaler les performances de n'importe quelle bête digne de ce nom. » Données Personnelles
La première chose qu'on remarque lorsqu'on croise Mathias dans la rue...ou même lorsqu'il apparaît au loin dans notre champ de vision, c'est sa taille. Il mesure au bas mot 2 mètre pour un poids très conséquent avec sa dimension. De plus, pour un humain, il est assez costaud. Bien qu'il ne soit pas aussi découpé qu'un athlète à l'entrainement, l'on devine des muscles solides et puissant sous les vêtements et ses larges épaules tendent férocement le tissu de ses chemises. Le jeune homme possède également de grandes mains rendues calleuses par le travail de ferme s'agençant parfaitement avec son physique de colosse. Autre trait distinctif chez notre vagabond : sa chevelure rousse pétante, presque rouge, et constamment ébouriffée comme s'il venait de passer à travers une tempête est impossible à oublier. Enfin, presque autant que son regard...Un regard étrange qui n'est jamais exactement le même. Les yeux de Mathias sont pairs, soit d'une couleur toujours différente. Chacun oscille indépendamment de l'autre entre les teintes de vert, de bleu et de gris pour un résultat à tout coup déstabilisant. Cependant, on n'y détecte aucune dureté, même que son visage garde encore quelques traits immatures, sa peau pâle et ses joues encore ronde détonnant avec sa carrure et sa mâchoire d'homme mature. Style vestimentaire : Vêtements de voyages usés : manteau de cuir huilé contre la pluie, chemise de lin, pantalons amples bruns, veste de laine lorsqu'il fait froid, bottes de monte raccommodées et gros sac de cuir. Personnalité : Notre vagabond est un visage à deux faces cherchant à tout prix à écarter toute souffrance, tourmenté par son sombre passé. À l’intérieur, Mathias est fondamentalement très fragile sur le plan affectif. Une vie de rejet et de solitude le pousse constamment à chercher l’attention des gens, alors que seule l’amitié pourrait combler le vide qui le tourmente. La moindre petite marque d’attention, d’affection ou de quoi que ce soit qui y ressemble fissure rapidement la carapace qu’il s’est fabriqué et ouvre la voie vers sa véritable essence d’enfant martyr n’ayant jamais vraiment vieillit : Un enfant qui a peur de l’amour, car il craint de faire mal, mais qui recherche tout de même désespérément cette marque d’attachement qu’il ne connaît qu’à travers ce que les gens lui en ont dit. À la surface, Mathias est un bon bougre, le genre d’homme avec qui on boit une bière au coin d’une table avant de tenter un bras de fer amical. Il rit, sourit, fait des farces en tout genre : il cherche à être un pôle d’attraction aussitôt que des gens correctes l’entourent. Notre grand rouquin en est même un brin intrépide : certain diront insouciant, d’autres inconscient. Il n’est pas stupide, c’est seulement qu’il est plus impulsif que réfléchit. Sur le plan des valeurs, Mathias est partisan du chacun pour soi. Il n’a pas l’habitude de compter sur les autres et ne serra pas le premier à se ruer à la rescousse d’une personne en détresse (sauf pour en mettre plein la vue aux badauds). De plus, ses déboires avec le gouvernement le rendent méfiant fasse à la notion de justice, qu’il croit être faite pour avantager certains aux détriments des autres. Cependant, il n’est pas mauvais. Il redoute le combat, la violence lui rappelant trop de mauvais souvenirs, et ne se montre pas mesquin ou sournois pour le plaisir de faire souffrir. Domaines de prédilection : Mathias est très habile pour s'intégrer à un nouveau milieu et pour y faire bonne impression rapidement, surtout avec des gens de son échelle sociale. Concrètement, il saura se faire des amis en un rien de temps dans une taverne ou éviter de se faire trancher la gorge trop vite en se baladant dans les quartiers «modestes» d'une grande ville. De plus, c'est un bon menteur et un manipulateur plutôt habile. À force d'entretenir sa carapace et de fuir les milices gouvernementales, il est devenu assez talentueux dans l'art d'embobiner les gens et de les amener dans la direction qu'il désire prendre, que ce soit pour éviter un sujet sensible ou pour se faire aider. Finalement, sa puissance physique, son odorat et son don avec les bêtes, issus de ses affinités avec les manas, peuvent lui être très utiles pour combattre (bien qu'il l'évite aussi souvent que possible), jauger une personne rapidement ou éviter de se faire ruer dessus par son irritable monture. Histoire : La nuit était chaude pour la saison...En cette veille de la fête des moissons, l'ambiance était à la boisson et aux chansons paillardes dans les rues du village de Hayem. Le vent d'automne semblait transporter l'humeur festive des habitants de la même manière que les relents d'alcool que dégageaient déjà la bonne moitié d'entre eux. Tous étaient fébriles, attendant avec impatience le grand banquet de minuit qui allait marquer le clou de cette célébration des récoltes. Le moment s'annonçait mémorable, une équinoxe qui resterait longtemps dans les mémoires, d'autant plus qu'on annonçait un autre événement joyeux pour la soirée, événement qui emplissaient la gente de pays d'une émotion bien plus durable que l'extase de la fête. En effet, la sage femme du village, Kassie la Douce, était sur le point de donner naissance à son 13e enfant, ce qui mettait la communauté en émoi. Celle grâce à qui aucune mort en couche n'avait été déploré depuis plus de 20 ans allait ajouter un petit dernier à sa marmaille, elle que l'on croyait désormais stérile après tant d'enfantements. A 44 ans, après une vie passée à accomplir de véritables miracles pour les siens, la femme était devenue une figure d'admiration et de respect pour Hayem et ses environs. On venait même de d'autres villages pour recourir à ses soins. Personne ne pouvait dire qu'il ne devait pas à Kassie une fille, un fils, ou la vie d'une proche. Alors, chacun se réjouissait pour elle et buvait à sa santé tandis qu'elle était retirée dans une maison, entourée de proches, pour terminer le travail qui s'était amorcé en début de soirée. Cependant, parmi les femmes qui se tenait dans la pièce exiguë où retentissaient ses cris, nulle trace de bonheur sur les visages tirés. En fait, l'accouchement se présentait mal, et Kassie, si douée pour aider les autres, était bien impuissante face à ses propres malheurs... Le bébé était trop gros, c'était une évidence: il était plus d'une semaine en retard et avait pris un volume intolérable, même pour la femme habituée aux accouchements. Pendant que les soignantes s'affairaient autour de la souffrante pour nettoyer le sang et éponger son front, sa file ainée, anxieuse, lui serait la main en murmurant des paroles réconfortantes.. Talla ne comprenait pas ce qui se passait, elle était impuissante à aider sa mère...Personne n'avait eu affaire à ce genre de cas depuis des années... En dehors de la chambre, Nicolas Cyprès, le mari, s'appuyait contre le bord d'une table en se mordant le poing, le teint livide d'inquiétude, alors qu'il voyait défiler devant lui des pilles de compresses imbibées de sang. Le temps semblait s'étirer à l'infini...les cris se mutant lentement en gémissements, puis en murmures. A un certain moment, aux abords de minuit, Kassie avait pris une couleur rappelant la teinte grisâtre des cadavres. Plus personnes ne se faisait d'illusions sur la fatalité qui allait s'abattre d'un instant à l'autre...mais elles rechignaient à sortir le bébé, blesser leur sauveuse semblait tellement...inimaginable. C'est alors que la mourante serra la main de sa fille et lui souffla à l'oreille : Ne lui en voulez pas... Puis, dans un dernier effort, employant toutes les forces qui lui restaient, elle poussa et il surgit une tignasse rousse, exactement au moment où les yeux de Kassie se fermèrent à jamais. Puis, dans un silence de mort qui semblait avoir duré une éternité, retentirent ses hurlements de nourrisson affamé, ses petites mains potelées tendues vers sa mère, des mains resplendissantes de vie...une vie volée...Un ogre, il faisait penser à un ogre avide, un monstre voleur de vie... Ainsi naquit Mathias Cyprès, le 13e, à l'instant même où sa mère expirait pour la dernière fois. Après le premier choc, le père se rua dans la pièce et voyant le corps de sa femme, il hurla et fondit en larme, martelant le sol de ses poings nus. Ses yeux noirs dévisagèrent un instant l'enfant, s'attardant sur ses rares cheveux d'une rousseur provocatrice, puis se détournèrent pour fixer la femme qu'il avait aimé, la mère de ses enfants...Quelques minutes plus tard, le linceul avait déjà été déposé sur le corps et les huiles odorantes avaient été répandues, dans l'indifférence totales pour le nouveau né gémissant. Dehors, une foule fébrile avait commencé à s'assembler, s'attendant à voir le nourrisson et sa mère resplendissante de vie avant de débuter le festin. Horrible fut leur réactions lorsqu'ils virent sortir Kassie pieds devant, escortée par un cortège funèbre improvisé...Puis l'enfant, portée par Talla, qui affichait une mine où se disputaient chagrin, dégout et pitié. Pitié pour l'enfant qui allait faire ainsi son entrée dans le monde...Le Tueur de la sage-femme, la ruine des moissons. Pauvre de lui, car ses déboires ne faisaient que commencer. ….......... Mathias grandit ainsi dans l'ombre de sa naissance, sa seule présence rappelant aux villageois le fantôme tant pleuré de sa mère et son inoubliable sortie, qui le désignait littéralement comme coupable de tous ces maux. Il était cependant bien traité, personne ne le maltraitait, les enfants de Kassie étaient depuis longtemps des intouchables...Mais il n'en était pas moins écarté tel un paria, les parents empêchant leurs enfants de ce lier avec ?Ce porte-malheur? de rouquin. Cependant, si cette situation était tout de même tenable, c'en allait tout autrement du coté familial. Douze frères et soeurs en deuil...avec un coupable entre les mains. Si les plus vieux se contentaient d'être durs et froids avec l'indésirable, les jeunes en faisaient un véritable martyr, le bouc émissaire de toute la famille. Même ses neveux, les enfants de ses ainés, se mettaient de la partie. Et leur père, pour ne rien aider, avait commencer à noyer sa peine dans la fatigue, se démenant comme un forcené dans les travaux de ferme pour oublier la mort de sa femme et surtout, ne pas voir ce petit bâtard de Mathias...Car telle était sa pensée : Lui même courtaud et noir de chevelure, il en allait de même pour ses enfants, tous foncés et de petite taille. Pourtant, Mathias était très grand pour son âge, et il était impossible de ne pas constater qu'il était plus roux qu'un renard. La rumeur circulait que Kassie avait probablement trompée son mari avec un de ces voyageurs qui crèchent parfois chez les fermiers, et que finalement, si elle n'avait pas enfanté pendant plus de 5 ans, c'était plus du aux manquements de son époux qu'à elle même. La stérilité est une grave offense pour les hommes de l'Ouest d'Ikari, une sorte de manquement sévère à leurs devoirs. Ainsi, Nicolas devenait lui même sujet de moqueries de la part des hommes, surtout lorsqu'ils avaient un verre dans le nez, rien pour aider le petit Mathias à se faire pardonner. La vie n'était donc pas de tout repos, et le jeune cadet y développa certains troubles, ne comprenant pas certains concepts tels l'amour familial, la compassion ou l'amitié. Non qu'il en fût lui même dépourvu, mais plutôt qu'il ne l'identifiait jamais dans le regard des autres. En grandissant, la situation s'arrangea lentement pour devenir normale...sinon correcte. Les plus jeunes frères et soeurs de Mathias, Yaron et Sylvia entre autres, finirent par cesser de le persécuter, le souvenir de leur mère s'estompant à mesure qu'ils gagnaient en maturité. De plus, Mathias se montrait très utile à la ferme, il était entre autre le seul à pouvoir mener Rixe, le jeune cheval de trait de la famille Cyprès, un hongre qui portait très bien son nom, acheté pour une bouchée de pain (on se demandait bien pourquoi...) De plus, en vieillissant, le petit dernier avait très vite dépassé ses plus vieux frères et s'en montrait donc très productif dans le dur labeur de paysan. Même qu'il put aller à l'école du village, apprendre ses lettres et ses tables de mathématiques. Cependant, son père ne cessa jamais de l'écraser sous de terribles colères, l'orgueil étant bien plus long à guérir que n'importe quel organe. De plus, l'enfance difficile de Mathias l'avait isolé des autres, il ne montrait jamais son vrai visage, toujours caché derrière une carapace de bonhommie...sa solitude n'en était que plus grande...Mais comment faire confiance après tant de tourments ? La vie de déroulait avec une monotonie typique aux travaux des champs. La famille se dispersait aux quatre-vents, les uns se mariant, les autres allant travailler ailleurs. Bientôt, ils ne furent que cinq à la ferme. Mathias, Yaron, Sylvia et Talla, toujours célibataire, qui restait pour s'occuper de son père. Ce dernier devenait de plus en plus irascible à mesure qu'il était forcé de voir le bâtard de sa femme, de plus en plus grand et fort qui plus est...alors que lui même devenait un vieil homme misérable. Mathias avait alors tout fraîchement 16 ans, et ce fut le début de sa seconde descente aux enfers... Un soir où le vieil homme revenait de la taverne, titubant après une soirée passer à noyer sa rancœur dans l'alcool et la solitude, il vit son grand salaud de fils qui n'en était pas un dormir paisiblement, le sourire aux lèvres. Face à cette horrible expression de bien être...ce visage qui mettait encore plus en relief sa souffrance personnelle, il ne put tenir la bride à sa fureur. Saisissant un manche de hache, il frappa sans prévenir l'adolescent endormis, qui se réveilla en sursaut pour tomber face à une pluie de coups assénés par un visage de cauchemars, déformé par la haine. Glapissant de douleur, le jeune homme tenta de se défendre, mais Nicolas Cyprès avait l'avantage psychologique. Mathias, aussi grand soit-il, était impuissant entre les mains de cette figure de domination. C'est alors que l'événement se produisit ; voulant lever le bras pour se protéger, l'adolescent sentit comme un choc dans son bras, qui se détendit violemment, et percuta son père de plein fouet, ce dernier allant se fracasser le crâne au plafond avant de s'écraser sur la table familiale, quatre mètres plus loin, désarticulé...mort. C'était la première fois que ce manifestait l'effroyable force du jeune homme, et il n'y comprenait absolument rien. À peine eut-il le temps de descendre de son lit, tentant de saisir l'amplitude de son geste, que ses frères et sœurs déboulèrent de l'étage et commencèrent à hurler. Mathias regarda ses mains, tremblant, qu'avait-il fait ? À présent...il était vraiment seul. Sa famille commença à le marteler de petits coups de poing : des coups faibles, tremblants, désespérés, altérés par l'émotion qui leur nouait les entrailles et les consumait. Voyant que cela ne servait à rien, Talla devint véritablement folle et se mit à lancer des objets au géant en lui vrillant les tympans de ses cris hystériques...Les voisins allaient finir par rappliquer...et Mathias n'était pas stupide...il allait finir lapidé s'il ne bougeait pas. Sans perdre un instant, mettant au rancard toute émotion, il se rua vers l'étable. Guidé par l'instinct de survie et l'impression grandissante d'urgence, il remplit rapidement un gros sac de tout ce qui lui tombait sous la main, jeta une selle sur le dos de Rixe et quitta la ferme au galop tel un fugitif...ce qu'il était désormais. Les années qui suivirent furent cousues d'errance, de petits travaux de ferme, d'ivrognerie et de fuite face aux forces de l'ordre qui le recherchaient un peu partout, bien que l'eau ait coulée sous les ponts...il n'allait pas être oublié si facilement, surtout avec la tête qu'il avait, difficile de le rater. Malgré ces problèmes, Mathias parvint à vivoter d’auberge en auberge, ce forgeant une réputation de dur à cuire dans certains établissements ou personne n’avait d’intérêt à voir débarquer la milice du gouvernement. Avec le temps, il s’était façonné une image de façade, un subtil mélange de hardiesse, de bonhommie et de fierté, une personnalité à l’image de ce que les gens s’attendaient à voir, qui attirait l’attention sans pour autant être trop extravagante. C’était un visage dans lequel le voyageur se réfugiait aussi souvent qu’il le pouvait pour garder ses démons loin de ses pensés. L’alcool aussi était utile, Mathias avait découvert que plus il buvait, moins il risquait de faire des ravages, tout lui parvenant comme à travers un mur de coton. De plus, l’alcool lui faisait oublier un temps ses problèmes en plus de lui donner une forme d’enfer pour le lendemain. En somme, Mathias errait sans but…ce demandant combien de temps il allait pouvoir agir ainsi sans perdre la raison… » Données Complémentaires
Description de Rixe : Rixe est le compagnon inséparable de Mathias depuis sa fuite de Hayem. Il le suit depuis qu’il se tient sur ses sabots et ils ont noué un lien qui dépasse la simple relation maître-animal. C'est un animal particulièrement farouche avec les humains en général, mais extrêmement protecteur à l'égard de son compagnon. Ils se comprennent littéralement comme s'ils parlaient une langue bien à eu, mais il s'agit seulement du résultat d'années de complicité. Physiquement, Rixe est une bête impressionnante, habituellement employée pour tirer des charges plutôt que pour la monte, mais les dimensions de Mathias lui permettent de le chevaucher. Ce cheval est remarquable à sa robe gris-bleu mouchetée de noir et la tache imposante qui entoure son oeil droit, semblable à un coquard. Pour finir, la monture est équipée d'une bonne selle, presque neuve, et d'une multitude de sac de monte où sont rangés les vivres et les affaires de notre vagabond. Armes de prédilection ? Une vieille masse d'arme rouillée, de taille légèrement supérieure à la moyenne (une arme batarde). Ses pointes son émoussées, mais elle écrase encore bien. Il ne la manie pas en expert, mais mieux vaut ne pas tenter de bloquer ça...Sinon, avec la taille qu'il a, vous comprendrez qu'un crochet du droit fait parfaitement l'affaire. Avatar : ![]() Signature: |
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