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Thanaël Aroëndil



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 Thanaël Aroëndil 
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Pitru
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Genre: Non spécifié
» Thanaël Aroëndil

Thanaël Aroëndil

Age : 24 ans, né le 16 Juillet 1131
Lieu de naissance : Clairciel, un grand bourg de Mori bâti dans une large clairière.
Race : Demi-elfe.
Sexe : Masculin

Métier : Officier. Agent pour être précis.
Organisation : Gouvernement
Alignement : Loyal neutre à tendace bon.

Description rapide :
Demi-elfe au naturel calme, Thanaël est un Agent du Gouvernement, diplomate d'exception et épéiste de talent. Il est accompagné de Lunargent, un loup de trois ans avec lequel il est lié grâce à son Mana Vert.


     

» Données Administratives

    Nom, prénom, surnom : Thanaël Aroëndil

    Age, date de naissance : 24 ans, né le 16 Juillet 1131

    Lieu de naissance : Clairciel, un grand bourg de Mori bâti dans une large clairière.

    Race : Demi-elfe.

    Sexe : Masculin

» Données Sociales

    Métier ou occupation : Officier. Agent pour être précis.

    Appartenance à une organisation : Gouvernement

    Alignement : Loyal neutre à tendace bon.

» Données Mystiques

    Description de la résonance avec les Manas :

    Rouge

    neutre
    Vert

    symbiose
    Blanc

    symbiose
    Bleu

    neutre
    Noir

    rejet

    Capacités spéciales :
    ● L'Art : Dans sa forme la plus simple, l'Art jette un pont mental entre deux individus, leur permettant ainsi de communiquer par la pensée mais également d'échanger des informations dues à leurs cinq sens. Deux personnes liés par l'Art peuvent ainsi voir par les yeux l'une de l'autre, échanger des odeurs, des bruits, des saveurs ou des textures. À plus haut niveau, et c'est le cas de Thanaël, il permet aussi d'influencer une personne, de faire naître en elle une peur panique ou une admiration fanatique, de fausser son jugement sur une situation ou une personne, de la persuader qu'une épée est en fait une cuillère en bois ou que la tapisserie est verte et non rouge, etc. Néanmoins cela nécessite une certaine concentration, aussi utiliser cette capacité en combat est quasiment impossible.
    L'Art présente cependant deux inconvénients : le premier est qu'il peut entraîner une sorte de dépendance, une faim qui peut pousser un artiseur à se réveiller en pleine nuit et à artiser sans aucune raison, et le fait qu'une utilisation trop longue peut entraîner quelques fois de violentes migraines.

    ● Le Vif : Le Vif est une capacité qui confère à son possesseur une conscience aiguë de la vie qui l'entoure. Ainsi, Thanaël est capable de percevoir les êtres vivants qui l'entourent et, s'il tend son esprit vers eux, d'en capter les émotions primaires (faim, froid, peur, etc). Il semblerait également qu'il soit capable d'échanger des messages textuels très simples avec les animaux ou des les calmer, à l'instar de l'Art, ou de repousser mentalement. Le repoussement est un choc mental qui peut avoir des effets différents selon le vifier. Celui de Thanaël se manifeste par un choc physique qui peut aller du simple effleurement à une poussée assez puissante pour faire passer quelqu'un à travers un mur. Il ne cause cependant absolument aucune douleur.
    Au-delà de ça, le Vif permet également de se lier avec un animal particulier, et ainsi de partager avec lui une relation semblable à un lien d'Art, mais en permanence. Thanaël est ainsi lié à Lunargent, un loup de bientôt trois ans, avec qui il partage son existence et à qui son entourage c'est vite habitué.

» Données Personnelles

    Description physique :
    Culminant à près d'un mètre quatre-vingt-dix, Thanaël est plus grand que la plupart des humains, mais d'une taille plutôt moyenne pour un elfe. Bien découplé, il a une musculature présente mais pas imposante, et le teint un peu hâlé.
    Il a de longs cheveux brun foncé, tirés en arrière et attachés au niveau de la nuque à l'aide d'une lanière de cuir, et les yeux d'un vert émeraude profond. Son visage est le parfait reflet de son métissage : trop fin pour être humain, pas assez pour n'être qu'elfique. Il est parfaitement maître de son expression, mais ces yeux sont de remarquables traîtres à ses émotions.
    Il a une démarche souple et assurée et emploie son Art de manière passive en émanant une certaine aura de sérénité qui a tendance à calmer les gens autour de lui.

    Lunargent mesure un mètre quatre-vingt trois, dont quarante-deux centimètres de queue, pour une hauteur de quatre-vingt huit centimètres au garrot et pèse près de 150 livres. Il à un pelage gris, et le bout de la queue gris clair sur une quinzaine de centimètres. Ses yeux sont d'un bleu profond et assez foncé.

    Style vestimentaire :
    Thanaël a du goût lorsqu'il s'agit de s'habiller. Si les couleurs et les textiles changent peu, la coupe est toujours élégante et ses vêtements fourmillent toujours de détails discrets qui les rendent raffinés mais sans excès.
    Les couleurs sont généralement froides et tournent particulièrement autour du vert, du marron et du beige. Les textiles, eux, sont souvent plus agréables à porter que solides.

    Personnalité :
    Thanaël est d’un naturel plutôt calme et réfléchi, et quelqu’un de peu enclin à la violence. Plus maître de lui que patient cependant, il n’hésite pas longtemps à employer la manière forte lorsqu’il le faut, et il n’est généralement pas nécessaire de le provoquer longtemps pour qu’il réagisse. Néanmoins, étant quelqu’un d’éloquent et doué dans l’Art, il préfère toujours tenter le dialogue lorsque c’est possible.
    Intelligent et doué d’un esprit vif, Thanaël a confiance en son jugement et en ses capacités et est parfaitement capable de réagir vite et bien et de s'adapter à la majeure partie des situations. C'est également quelqu'un de très observateur.
    C'est quelqu'un d'agréable et toujours enclin à la discussion, mais il va rarement vers les autres. Comprenez par là qu'il cherche rarement à tisser des liens, mais qu'il accepte toujours volontiers ceux qui viennent à lui.

    Lunargent est d'un naturel plutôt calme et confiant, comme Thanaël, et a un humour assez particulier. Sa philosophie lui dicte de profiter de chaque instant, et sa logique ne suit pas celle de Thanaël lorsque celui-ci raisonne sur le long terme. Presque au top de sa forme, c'est un redoutable chasseur et un adversaire dangereux, même s'il évite de se mêler des combats du demi-elfe.

    Domaines de prédilection :
    Si Thanaël est un épéiste hors-pair, et de manière plus générale un homme d'armes qualifié, le combat n'est cependant pas son seul domaine de prédilection. En effet le jeune demi-elfe est également un excellent diplomate tout à fait à même de désamorcer une situation explosive grâce à son éloquence. La conjugaison de ces deux dons en font donc un excellent Agent pour le Gouvernement.

    Histoire :
    Fils bâtard de celui qui aurait du devenir Régent de la famille Aroëndil, Thanaël a été élevé, nourri, logé et vêtu par sa famille maternelle jusqu'à ce que sa grand-mère ne tombe malade, et que la gestion d'une bouche de plus à nourrir, aussi petite soit-elle, ne devienne trop difficile pour son grand-père, simple menuisier. Il avait six ans lorsque le vieil homme aigri l'avait installé, ignorant les supplications désespérées de sa fille, dans la charrette branlante de la famille, attelé leur vieille ponette et s'était engagé dans un voyage d'une quinzaine de jours, direction Silvae.
    Là, il l'avait laissé en charge à sa si riche famille paternelle, en précisant bien que le gosse était le bâtard du Successeur. Celui-ci étant absent, on amena le petit devant son oncle, Soren.

    Cette rencontre s'est produite alors que j'étais tout petit, à peine conscient de ce qui m'arrivait, et pourtant je m'en souviens encore avec une netteté de couleurs et de sensations telle qu'il me semble que c'est arrivé hier.
    Peu de temps avant, je me tenais devant les gigantesque portes de Silvae, l'Arbre-Cité. Elles étaient si hautes qu'un géant aurait pu les passer sans courber l'échine, et pas uniquement pour le jugement d'un enfant de six ans. Elles étaient surveillées par deux gardes en armure somptueuse, plus faite pour l'apparat que pour la protection, aux couleurs de la famille Aroëndil : le vert et l'or. Mon grand-père s'était approché de l'un d'eux et avait déclaré vouloir rencontrer Araël, le Successeur. L'elfe l'avait examiné de haut en bas puis avait répondu qu'il était absent.
    "C'est son bâtard que v'là", avait dit mon grand-père de sa voix chevrotante de vieillard en me poussant en avant. "Et manque de moyens, moi j'peux pu m'en occuper. Son père l'a fait. Qu'il s'en occupe, maintenant."
    Le garde avait posé les yeux sur son compagnon, puis s'était avancé vers le vieil homme.
    "Sire Araël est absent depuis maintenant deux mois, et ne sera pas de retour avant plusieurs semaines." Il posa les yeux sur moi un instant. Avec le recul, je crois que je vis briller de l'étonnement dans son regard doré mais, bon soldat, il s'était recomposé une expression stoïque en un battement de cils. "Mais son frère prendra le petit en charge. Vous... "
    "J'm'en vais, c'est bon."
    Le vieil homme avait marmonné encore quelques mots, puis il était retourné à sa charrette, était monté sur la vieille ponette et s'en était allé, sans même un dernier regard vers son bâtard de petit-fils. Moi, je m'étais tourné vers le garde et avais attendu.
    "Bien. Suis-moi, petit."
    Il tourna les talons et je lui emboîtai le pas. Quand nous passâmes devant la salle des gardes, il avait fait un signe à l'un des elfes présents, qui s'était levé et était allé prendre sa place devant les deux immenses battants de bois. Je suivis le garde du mieux que je pus avec mes jambes de bambin, et nous nous retrouvâmes, après plusieurs volées d'escaliers immenses, presque au sommet de l'Arbre.
    Les derniers étages de l'immense arbre sont réservés à sa famille régente, les Aroëndil, comme une forteresse qui surplombe une ville. Une fois les portes de service passées, l'elfe me conduisit à travers une série de couloirs dont les portes donnaient sur des pièces au mobilier spartiate, sûrement prévues comme dortoirs pour les hommes d'armes, jusqu'à une porte plus grande que les autres, en bois plus sombre et de bien meilleure qualité. Il y avait frappé trois coups secs, puis avait poussé le battant.
    Là, éclairé par une vive flambée qui brûlait dans l'âtre au fond de la pièce, un elfe aux cheveux longs et clairs, attachés en queue de guerrier, était penché sur du vélin, une magnifique plume à la main. Son teint doré était illuminé par les flammes, et ses yeux couleur d'ambre fixaient la feuille, allant, de mon point de vue, de la droite vers la gauche. Ses habits, certes assez simples, étaient d'une qualité rare, coupés dans les textiles les plus nobles. Il se dégageait de lui un impression de calme et de sérénité apaisante, si bien que je me détendis et commençai à sentir le sommeil s'immiscer en moi.
    Il termina de relire sa lettre, signa, puis leva les yeux vers le garde qui se tenait immobile à ma droite et qui n'avait pas émis le moindre son.
    "Eh bien, Tyrael, que vous arrive-t-il?"
    "Je me présente devant vous, Sieur Soren, avec le plus grand respect." Il marqua un pause après la formule de politesse, puis reprit avec un ton bien moins formaliste : " Le gamin que j'amène est, selon les dires du vieux qui nous l'a apporté, le bâtard de Sire Araël."
    À son tour, je vis un éclat de surprise passer dans le regard de l'elfe assis, qui avait posé les yeux sur moi.
    "Par tous les Esprits et leurs Gardiens! C'est vrai que maintenant que tu le dis, il lui ressemble, à ce bon vieil Araël!" Il éclata d'un rire bref puis se leva et contourna sa table. "Si j'avais cru un jour qu'il serait victime de ce genre d'écarts! Lui, le bon, le valeureux Araël ! Sacrebleu, pour une surprise!" Il avait prononcé ces mots, non pas avec mépris ou dégoût, mais avec amusement et une certaine fraternité. Il s'approcha de moi et s'accroupit. "Et dis-moi, petit, comment t'appelles-tu?"
    "Petit", avais-je répondu après un instant ou j'avais cherché la moindre occasion ou on m'eût appelé autrement ces derniers jours.
    Un sourire avait traversé le visage de l'elfe, qui s'était alors relevé et avait fixé le garde. "Une ressemblance indéniable, le même humour... je crois bien que mon frère est le père de ce gosse."
    "Et on en fait quoi?", avait demandé le garde. "Monseigneur.", avait-il rajouté en hâte.
    "Commence par l'emmener aux cuisines. Ce bon petit doit avoir une faim de loup, après la traversée de Silvae. Avec un peu de chance, tu y trouveras sans aucun doute Sara. Confie-la lui, elle a élevé quatre bambins, elle saura s'en occuper. Puis retourne à ton poste."
    "Bien, monseigneur."
    Soren s'était alors à nouveau accroupi devant moi, m'avait ébouriffé les cheveux et m'avait dit que nous aurions sûrement l'occasion de se revoir sous peu. J'étais sorti de la salle avec un sympathie désintéressée envers l'elfe, et je crois aujourd'hui que c'était réciproque.

    Souvenirs d'un Bâtard, Thanaël Aroëndil



    Dès lors, on le confia à Sara, maîtresse des cuisines des quartiers Aroëndil. C'était une demi-elfe, comme l'enfant, aux cheveux et aux yeux sombres, forte et charismatique. Elle dirigeait ses cuisines d'une main de fer, mais elle n'en restait pas moins une femme douce, et c'est sans le moindre jugement pour le petit qu'elle le prit sous son aile.

    Comme prévu, Araël rentra quelques semaines après son arrivée. En apprenant l'existence de son fils, le Successeur abdiqua, laissant ses responsabilités à son frère cadet, et alla s'installer à quelques jours de Silvae, dans le domaine de Rougebois. C'est à cause de cela que l'on nomma l'enfant Thanaël, le Catalyseur: par sa seule présence, il avait provoqué une série de changements.

    Soren devînt donc Successeur, et ses ses rencontres avec Thanaël étaient déjà rares, elles en devinrent quasiment inexistantes. Il passait peu de temps à Silvae, et lorsqu'il s'y trouvait, il avait constamment une tache à accomplir, de la tenue des comptes à la vérification des réserves de vivres.
    Tous les quinze ans, un Appel est lancé sur tout le continent de Mori, afin de repérer les personnes sensibles à l'Art, et de rassembler les talents les plus prometteurs afin de les former. Thanaël avait huit ans lorsqu'il y répondit, se plaignant d'entendre des voix. Dès lors, le seigneur Anthril, alors Régent, ordonna que l'on donne à l'enfant une éducation digne de son rang, et qu'on le forme à l'Art. C'est ainsi qu'en une journée, Thanaël passa de la petite couchette sur la quelle il dormait dans la chambre de Sara au moelleux lit de plumes de la grande chambre qu'on avait apprêtée pour lui. Deux jours après son installation dans ses nouveaux quartiers, le jeune demi-elfe reçut la visite de sire Elandril, le maître d'Art de Silvae depuis de nombreuses années.

    Un rayon de soleil sur mes paupières me réveilla. J'emmergeai lentement, prenant petit à petit conscience de ce qui m'entourait. J'étais dans ma nouvelle chambre, une grande pièce rectangulaire, sur un lit moelleux à souhait. Je m'étirai avec un bâillement, puis me levai et fis une rapide toilette. À peine avais-je fini de m'habiller que l'on frappa quelques coups rapides à la porte. Hésitant, je finis par dire:
    "Entrez, c'est ouvert."
    La personne s'était exécutée. C'était un haut-elfe, et comme ces congénères, il était grand et avait le teint doré et de longs cheveux clairs. Ses yeux bleu azur n'exprimaient que calme et sérénité. En fait, tout chez lui respirait la sérénité. Son maintient, droit et stable, ses mains croisées derrière le dos, ses habits discrets et foncés. Avec le recul, je me rends compte que son Art irradiait de lui, puissant mais calme.
    Il posa les yeux sur moi, puis après quelques instants ou nous nous observâmes mutuellement, dit:
    "Je suis Elandril Syriel, maître d'Art au service des Aroëndil depuis bientôt cent ans."
    Il marqua une pause, puis reprit de sa voix grave et douce.
    "Bien que je n'appartienne pas à ta famille, et que par conséquent je te sois inférieur malgré ton... statut, je vais te traiter comme un maître traite ses élèves, sans faveur. Tu as compris?"
    J'acquiesçai de la tête, muet.
    "Bien." Il posa un genou à terre, se mettant presque à ma hauteur. "Tu as dit entendre des voix, récemment. Que disaient-elles, précisément?"
    Je mis un moment à me rendre compte qu'il attendait une réponse de ma part. Mes esprits repris, je lui répétai mot à mot ce que j'avais entendu ces derniers jours. Elandril m'écouta sans m'interrompre, économe en mouvements autant qu'en paroles. Lorsque j'eus finit, il attendit quelques secondes, puis prit à nouveau la parole:
    "Très bien. Je vois que tu es doué... c'est très bien, vraiment. J'espère te voir demain matin, à l'aube, au Jardin."
    Sur ces mots, il se releva et se dirigea vers ma porte, me laissant au milieu de ma grande chambre. Il passa le seuil puis se retourna.

    Souvenirs d'un Bâtard, Thanaël Aroëndil



    Dès lors, et pendant plusieurs années, Thanaël fut formé à l'Art ainsi qu'aux armes, mais il apprit également les lettres et le calcul. Il se levait avant l'aube, pour se rendre au Jardin, ou Elandril et ses élèves avaient aménagé un pavillon privé. Là, le maître et sa vingtaine d'élèves passaient une partie de la matinée à étudier de vieux parchemins, et l'autre à mettre en pratique ce qu'ils avaient appris. Les après-midi d'été et de printemps, le demi-elfe s'entraînait au maniement des armes, faisant preuve d'une large prédisposition au maniement de l'épée, et les après-midi d'hiver et d'automne, il restait dans la Grand-Salle, une plume entre les mains et une feuille du moins bon parchemin en face de lui, à apprendre à assembler les lettres et à faire danser les chiffres. Pendant son rare temps libre, il vagabondait dans Silvae ou rendait visite à Soren et lui rendait compte de ce qu'il avait appris.
    Le jour de ses seize ans, âge auquel on est, selon les coutumes humaines, considéré comme un homme, Soren envoya quelqu'un quérir Thanaël. Arrivé dans la salle de travail de l'elfe, le jeune garçon ne s'attendait pas à ce qui arriva.

    Quand j'arrivai, Soren se tenait assis sur son fauteuil, les yeux plongés dans les flammes qui brûlaient dans l'âtre malgré la chaleur qui régnait dehors, baignant la salle de leur lueur orangée. Je restai immobile sur le palier, intrigué su ce qu'il pouvait bien me vouloir.
    "Entre, je t'en prie", fit-il au bout de quelques secondes. Sa voix douce me rassura. "Thanaël, je..." Soren n'avait jamais été très habile avec les mots, et s'il y avait eu besoin d'une preuve, celle-ci en était une belle. "Je ne sais pas si tu es au courant, mais cela fait aujourd'hui seize ans que tu es né." Il se leva et contourna sa table de travail. "Araël avait fait quelques calculs, et pensait que tu devais être né en été. Et puis ta mère nous a rendu visite, et..."
    "Pardon?" je l'avais interrompu comme s'il n'était guère plus qu'un camarade. "Ma mère... est venue ici? Et... personne ne m'a rien dit?" L'étincelle de l'indignation commençait à se transformer en un violent brasier. Ma propre mère, celle qui pendant neuf mois m'avait porté, et pendant six ans avait fait de son mieux pour m'élever était venue. Le seul lien qui me rattachait encore à ce monde s'était trouvée ici-même, à Silvae, et on ne m'avait pas prévenu?
    Soren dut lire la tempête de rage qui me traversait sur mon visage. "Thanaël, tente de comprendre. Tu étais avec sire Elandril, et elle n'a pas tenu à t'importuner. J'ai discuté avec elle, et..."
    Je ne prêtai plus attention à ces mots. En moi, la jalousie commençait à faire de la concurrence à l'indignation: lui, un haut-elfe, sans aucun lien avec ma mère, avait pu discuter avec elle, la voir, la sentir, peut-être même la toucher! Les larmes me piquaient les yeux, et c'est avec un effort de volonté immense que je les empêchai de couler sur mes joues. Je posai les yeux sur Soren, puis prit mes jambes à mon cou. Je rejoignis ma chambre en moins de temps que je ne l'aurais imaginé, et seulement là, dans cet espace intime qui m'était si familier, je laisser libre cours à mes émotions.
    Je ne sais pas pendant combien de temps je pleurai, mais une fois calmé, je réfléchis. Soren n'y était pour rien. Tout n'était uniquement que de la faute de ma mère. Elle n'avait même pas insisté pour me voir, son propre fils. Ne représentais-je donc rien à ses yeux? Elandril aurait sûrement compris, si Soren était venu interrompre la leçon et m'avait demandé de le suivre.
    Je finis par quitter mon lit, et retournai à la salle de travail du Successeur.
    "Je croyais ne plus jamais te revoir", m'avoua-t-il. Il resta silencieux quelques instants, puis reprit: "Thanaël, je ne voulais pas..."
    "Ce n'est pas grave. Ce n'est pas de votre faute." Je lui souris faiblement. "Vous me vouliez quelque chose?", finis-je par demander, brisant le silence presque gênant qui commençait à s'installer entre nous.
    "Oui, je..." Il se leva et, comme plus tôt dans la journée, contourna sa table de travail. Il se dirigea vers la droite de la salle et retira un objet qui se trouvait dans un tiroir. Enveloppée dans un pan de velours rouge sombre, il faisait une trentaine de centimètres, peut-être un peu moins.
    "Aujourd'hui, comme je te l'ai déjà dit, est le jour de tes seize ans." Il se retourna vers moi et planta ses yeux d'ambre dans les miens. On me dit souvent que j'ai hérité de la taille de mon père, et nous étions déjà presque à la même hauteur, lui et moi. "Et, selon les coutumes humaines, c'est ce jour même que tu passes à être considérer comme un homme. Aussi, je tenais à t'offrir ceci, en profitant de l'occasion."
    Il écarta le velours, dévoilant un poignard dans son fourreau et me le tendit. Après un moment d'hésitation et un coup d'oeil à Soren, je finis par le prendre. Lentement, je le dégainai. Courbe et léger, il épousa ma paume quasiment à la perfection. Je levai des yeux émerveilles vers l'elfe, le coeur en proie à une joie si immense qu'elle en était indescriptible.
    "Il appartenait à ton père. Avant de partir, il m'a demandé de te le confier quand je sentirais que l'occasion serait venue. Il est à toi, à présent."
    "Soren... je..." À la fois ému et émerveillé, je me tus quelques instants pour laisser ma gorge se dénouer. "Merci.", finis-je par dire.

    Souvenirs d'un Bâtard, Thanaël Aroëndil



    C'est au printemps de ses dix-huit ans que Thanaël décida de s'engager dans l'armée pour accomplir son service militaire. Encouragé par Soren qui savait d'expérience que cela ferait un grand bien au demi-elfe, il se rendit à l'office militaire de Silvae. Affecté à la cavalerie, il quitta Mori un mois plus tard, direction Taku et ses immensités désertes. Là, il connut la vie rude des soldats, les levers à l'aube pour aller courir, les combats acharnés dans l'air brûlant et les repas frugaux. Il eut plusieurs fois affaire à des groupes de gobelins peu désireux de voir des elfes et des humains sur Taku, mais s'en sortit toujours sans grands dégâts.
    Mais cela ne dura que quelques mois, le temps de sa formation. Une fois soldat, il monta rapidement en grade et se vit proposer un poste d'Agent à l'âge de 21 ans. C'est d'ailleurs peu après qu'il fit la rencontre de Lunargent. C'était alors un jeune louveteau apeuré, esseulé et blessé, au bord de la mort en Mori. Thanaël le recueillit, ne pouvant se résoudre à laisser le petit animal mourir aussi seul que lui, et s'occupa de lui du mieux qu'il put. Un lien finit par les unir, sans que Thanaël ne cherche à employer sciemment son Vif, et après presque un an à apeller le loup Loupiot, il finit par connaître son vrai nom, Lunargent.
    Thanaël est donc depuis un Agent du Gouvernement, envoyé accomplir diverses mission dans divers points d'Aither.

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Ven 26 Fév 2010 12:33
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Genre: Non spécifié
» Re: Thanaël Aroëndil
Hum... Je détecte l'une ou l'autre faute d'inattention genre la répétition de "ses" ou un loup hermaphrodite O.o. Notons également un "su" un "leur lueur orangée"... Enfin bref, rien de bien méchant MAIS à modifier Kanmaim sieur De Lasagne ^.^
DOnc, en guise de punition... Tu développeras l'Appel et tout ce qui en découle dans l'ENcyclopédie parce que c'est comme ça x3

Eum... C'est sans doute mon humble avis mais il me semble que Soren s'exprime dans un dialecte légèrement trop grivois pour un elfe. Enfin bon, un exemple de délicatesse s'exclamant "SACREBLEU !" et donnant du Monseigneur et autre... Bah ça ne le fait pas voilà U.U...

So, on accepte of course (à moins que tu ne décides soudainement de disparaître de la surface de la terre tellement ton égo en a pris un coup O.o) et on valide...
Mais les modifications, sont obligatoires... Voilà U.u


Ven 26 Fév 2010 14:04
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