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Ermaël Imidril



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 Ermaël Imidril 
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Imidril
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Genre: Non spécifié
» Ermaël Imidril

Ermaël Imidril

Age : Vingt-cinq ans, né le premier mars de l’an onze cent trente.
Lieu de naissance : Un petit village au sud-est de Mori, dont le nom n’est pas fixé et aujourd’hui probablement disparu.
Race : Demi-elfe, né d’un père Humain et d’une mère Haute Elfe.
Sexe : Masculin

Métier : Mercenaire
Organisation : Confrérie
Alignement : Chaotique Neutre

Description rapide :
Une épée, des yeux vides et froids, des cheveux blonds tombant sur la nuque, pas de doute, c'est bien Imidril. Mais faites attention, il peut repartir aussi vite que vous l'avez détaillé : il s'en ira en marchant tranquillement, observant avec un regard triste tout ce qui croise son chemin.


     

» Données Administratives

    Nom, prénom, surnom : Ermaël Imidril

    Age, date de naissance : Vingt-cinq ans, né le premier mars de l’an onze cent trente.

    Lieu de naissance : Un petit village au sud-est de Mori, dont le nom n’est pas fixé et aujourd’hui probablement disparu.

    Race : Demi-elfe, né d’un père Humain et d’une mère Haute Elfe.

    Sexe : Masculin

» Données Sociales

    Métier ou occupation : Mercenaire

    Appartenance à une organisation : Confrérie

    Alignement : Chaotique Neutre

» Données Mystiques

    Description de la résonance avec les Manas :

    Rouge

    symbiose
    Vert

    neutre
    Blanc

    neutre
    Bleu

    symbiose
    Noir

    rejet

    Capacités spéciales :
    Imidril, grâce à sa grande affinité avec le mana bleu, en plus de pouvoir rassembler les molécules d’eau pour faire apparaître des petites formes, peut créer une légère particule de glace autour de lui afin de renvoyer les rayons lumineux et ainsi, ne pas être vu. Malheureusement pour lui, cette particule de glace peut être facilement brisée, étant très fine.
    Il peut également geler une petite partie de n’importe quel objet, tant qu’il y a de l’humidité dans l’air. Cependant, la partie qu’il peut geler serait au grand maximum une main d’un humain ou la patte d’une créature et cela lui demande beaucoup de concentration et d’énergie, c’est pourquoi il préfère ne pas l’utiliser. Mais il compte bien s’améliorer avec le temps.

    Sa résonnance avec le mana rouge lui permet juste d’allumer un petit feu sur des bûches ou autre forme de bois. Ce feu n’est pas très chaud au début, mais une fois allumé, il prend les caractéristiques d’un feu normal.

    Ses capacités dues à sa bâtardise sont faibles mais présentes tout de même. Ainsi, il peut voir plus loin que les Humains et possède un peu plus d'agilité que la plupart d’entre eux. Son ouïe est également plus développée…

» Données Personnelles

    Description physique :
    Imidril est un jeune demi-elfe de taille conséquente. Il mesure autour d’un mètre septante-cinq ou un mètre quatre-vingts d’après ses propres estimations pour un poids se situant aux alentours de cent quarante livres.
    Les cheveux aux quatre vents, des bras ni musclés par l’haltérophilie ni frêles et un teint pâle, voilà le portrait que l’on pourrait faire de ce demi-elfe qui n’attire pas spécialement les regards. En effet, Imidril déteste se coiffer ; il laisse donc ses cheveux châtains clair aller comme bon leur semble. Il a une musculature normale et un teint très pâle, presque blanc. Il n’a jamais aimé se prélasser au soleil, préférant les petites ruelles de la ville aux grandes places bondées.
    Il a des yeux verts tendant fortement sur le gris, souvent à moitié fermés. Malgré la fente que forment ses paupières parfois, il est très observateur et peut remarquer un petit détail auquel personne ne fait attention.

    Ses traits sont très fins, à tel point que l’on pourrait croire qu’il n’a connu aucune douleur dans sa vie. Ces traits si fins sont probablement un héritage de sa mère, restée dans son village natal (voir l’histoire). Enfin, ses mains ont l’air de n’avoir jamais été souillées, comme si elles étaient restées pures et que leur possesseur n’avait jamais rien fait avec. Pourtant cela est totalement faux, comme pourra l’attester n’importe quelle personne connaissant un tant soit peu le demi-elfe.

    Style vestimentaire :
    Il aime s’habiller avec des habits ni moulants ni amples. Ne regardant pas spécialement ce qu’il met, ses vêtements peuvent ne pas se marier dans les tons. Cependant, pour le moment, il a fait preuve d’une grande chance, puisqu’ils allaient tout le temps bien ensemble.
    Il porte souvent une petite ceinture, muni d’un fourreau pouvant accueillir une épée longue. Il ne la cache pas souvent, mais il ne pavane pas avec non plus. Comme si c’était habituel, il porte son épée dans son fourreau, prête à être sortie au moindre danger.
    Il dispose également d’une petite bourse à l’arrière de sa ceinture, pouvant contenir aussi bien des Hyriths que des affaires personnelles ou autres.

    Personnalité :
    Enfant, Imidril aimait beaucoup sortir, aller dans les grandes places au soleil avec plein de monde autour de lui. Mais depuis qu’il est arrivé à Makana (voir son histoire), toutes ces habitudes se sont perdues.
    Il s’est ainsi refermé sur lui-même et préfère la solitude au déplacement de masse. Il est donc devenu asocial et s’est habitué à se débrouillé seul. Il pense que rien ne vaut une belle amitié, mais si celle-ci est entachée, il n’hésite pas à la briser.
    Il se plaît à observer les diverses fontaines dans le quartier Lazuli, là où il loge en ce moment. Il rêvasse facilement et regarde souvent le ciel d’un air rêveur, un peu ailleurs. Pourtant, il peut être absolument sans pitié quant aux missions qui lui sont confiées et peut paraître, à cause de cela, comme un monstre. Mais comme il se moque de l’opinion publique, cela ne le dérange pas spécialement.
    Il est d’un naturel plutôt calme et ne s’énerve pas souvent, sauf lorsque cela vaut la peine. Lors du déclenchement d’une bagarre de bar, il préfère ne pas s’en mêler s’il a le choix.

    Domaines de prédilection :
    Il se bat principalement avec son épée ou grâce à son mana, encore très faible. Il est également habile du bâton et de la dague et même à l’arc, mais des erreurs de distance lui font parfois manquer sa cible.

    Concernant les domaines de l'ordre de la réflexion et des décisions, Imidril préfère suivre sa propre voie, et celle de son épée quand il en ressent le besoin. Il n'use donc d'aucune sorte de dialogue ni de négociation.

    Histoire :
    Cela se déroula un beau jour de mars, ou plutôt une belle nuit. Un cri déchira l’atmosphère calme de la nuit, non pas un cri d’horreur, mais un cri de venue. Une nouvelle créature saluait le monde et les habitants de celui-ci de sa voix criarde. Les personnes présentes dans la salle d’accouchement étaient aux anges ; l’on pouvait même distinguer des larmes sur les joues d’une nouvelle mère. Cette elfe était allongée dans un lit et son mari, un humain, lui tenait la main en souriant. Ils avaient un fils, enfin ! Ils l’avaient tellement désiré qu’ils n’y croyaient presque plus. Mais il était là. En effet, il était là, de son teint anormalement pâle pour un nouveau né et de ses yeux à peine ouverts. La personne qui le tenait le rendit à son père, qui tendit un doigt en direction du gamin. Celui-ci l’attrapa de sa petite main qui faisait tout juste le tour du doigt. Puis, l’enfant s’endormit, blotti contre la poitrine de son père. Après tout, maintenant qu’il était venu au monde, il avait bien le droit de se reposer un peu.
    Ce petit garçon, vous l’aurez compris, était Imidril, né le premier mars aux environs de deux heures du matin.
    Les nouveaux parents purent rentrer chez eux deux jours après la naissance de leur fils unique, du moins pour le moment. Ils arrivèrent donc à la demeure familiale, qui ressemblait plus à une petite cabane qu’à une maison, mais ils s’y plaisaient. Le petit Imidril apprit donc à vivre dans cette petite maison pleine de poussière.

    À l’âge de deux ans, Imidril se vit mettre sur ses deux pattes arrière alors qu’il ne les avait presque jamais utilisées. Le petit s’aperçut qu’il pouvait rester quelques secondes sur ses pieds. Il devait s’appuyer au mur, mais il arrivait à aller des bras de sa mère jusqu’à ceux de son père. Les quelques pas qu’il fit furent source de joie dans la famille et, malgré leur pauvre condition, les parents organisèrent un petit festin. L’enfant eut droit à du jambon pelé avec un peu de sel et à de la dorade, pêchée le matin même. Le repas fut délicieux, meilleur que tout ce qu’il avait jamais pu manger. Cependant, à peine eut-il fini qu’il s’endormit dans son assiette, sur sa petite chaise. Ainsi se finissait une nouvelle journée…

    Quatre ans plus tard, le petit Imidril était couché dans un lit minuscule, mais suffisant pour lui. Ce jour-là était son anniversaire et ses parents lui avaient préparé quelque chose de spécial. Ils savaient qu’il ne s’en souviendrait sans doute pas longtemps, mais il voulait tout de même lui offrir un bel anniversaire. Lorsqu’il se réveilla, Imidril découvrit son père, penché sur lui à la manière d’un prédateur. Il le prit dans ses bras et l’embrassa longuement. Il faisait cela chaque matin, peut-être pour se donner le courage de continuer… Il emmena son fils jusqu’à la cuisine et, après lui avoir donné son biberon, lui montra quelque chose qu’Imidril n’allait sûrement pas oublier de sitôt. Jusqu’alors, les deux parents lui avaient caché l’existence du mana. Mais en ce jour du premier mars onze cent trente-quatre, le petit garçon allait découvrir l’une des choses les plus fascinantes de son monde. Son père fit apparaître devant lui une minuscule boule de feu, à peine de la taille du doigt d’Imidril. Le petit était bouleversé par cette boule : cela allait contre tout ce qu’on lui avait dit. En effet, ce qu’il avait connu jusqu’alors était réel et bien présent depuis avant sa naissance ; maintenant, il découvrait que l’on pouvait créer à partir de rien. Cela le fascina à un tel point que l’on pouvait croire qu’il allait entrer au Cercle des Mages. En effet, il l’aurait fait si cette tragédie ne s’était pas déroulée trois ans plus tard.

    Trois ans plus tard, donc, la condition de vie de la famille s’était grandement détériorée et les parents ne pouvaient survivre tant qu’ils gardaient leur enfant.
    - Nous ne pouvons pas l’abandonner ! disait la mère du petit.

    - Pourtant, il le faut. Je ne le veux pas non plus, mais même lui aura une meilleure vie ainsi, disait son père, pour rassurer une mère désespérée.

    - Je ne te le laisserai pas, fit-elle avant de s’enfuir avec l’enfant.

    Le mari, durant les jours qui suivirent, s’en voulait terriblement d’avoir insisté. Il aurait dû écouter sa femme et accepter que leur condition soit la même. Pourtant, il ne voulait pas infliger cela à son fils, la personne qui lui était la plus chère au monde au même point que sa femme.
    Il se mit à sa recherche et passa ainsi le plus longtemps possible hors de chez lui pour les retrouver, elle et son enfant. Après plusieurs semaines passées à la chercher, il se rendit sur un port, à l’ouest de Mori, à quelques centaines de mètres de leur taudis. Il la retrouva enfin, à genoux sur les dalles froides, pleurant à chaudes larmes. Elle tenait sa tête dans ses mains et la secouait comme si elle voulait absolument se sortir cette image de la tête.
    Son mari la prit dans ses bras, l’embrassa sur le front et attendit patiemment que ses sanglots s’arrêtent. C’est alors qu’elle lui dit l’horreur qu’elle avait faite.

    « Je l’ai laissé ! Je l’ai mis sur le Navire des Nuages… Il est parti. Il va aller à Makana, pour une meilleure vie. Je suis désolée. Tu avais raison, nous ne pouvons vivre ainsi. IL ne peut vivre ainsi… Il est parti. »

    Sur ces mots elle se fondit en larmes avant de se calmer à nouveau. Son mari la consolait en lui disant que c’était la meilleure chose à faire, qu’ils ne pouvaient s’en sortir autrement. Ce fut alors que la femme s’effondra dans les bras de son mari. Elle n’était pas morte, loin de là, mais elle avait eu beaucoup trop d’émotions pour ce jour. Ils rentrèrent tant bien que mal, les larmes coulant sur leur visage. Leur enfant était parti… Ils avaient chassé Imidril.

    Celui-ci se réveilla soudain. Âgé alors de neuf ans, le voilà parti de chez lui, devant se débrouiller seul. Bien entendu, il n’en avait pas encore conscience. Le bateau s’était déjà posé et presque tout le monde était descendu. Seul un marin était resté pour débarquer les bagages. C’est au milieu de tous ce fatras qu’il remarqua une silhouette mouvante. Il s’en approcha et l’attrapa par le bras.

    « Bon Créateur, voici un bagage inattendu. Comment t’appelles-tu, petit ? » lui demanda-t-il en le tenant toujours fermement mais en prenant garde à ne pas le blesser.

    Il n’obtint aucune réponse. Le petit ne semblait pas décidé à parler. L’homme sourit et se présenta alors.

    « Je m’appelle Maërian. Tu m’as l’air perdu, où sont tes parents ? »

    Le gamin ne comprenait pas. Qui était cet homme et que lui voulait-il ? Et puis, il avait raison, où étaient ses parents ? Il regarda un peu autour de lui et s’aperçut alors qu’il avait été abandonné. Il lâcha une larme, puis une deuxième, enfin un florilège de larmes sortit de ses yeux à peine ouverts. Il s’arrêta soudain et, d’une voix fluette, lâcha entre ses sanglots :

    « Je n'ai plus de parents... Tu veux bien être mon papa, dis ?»

    L’homme, ne s’y attendant absolument pas, ne répondit pas immédiatement. Puis, un immense sourire prit place sur son visage et il répondit par la positive à la question de l’enfant. Maërian était aux anges ; il avait un fils ! Enfin ! Il l’avait tellement voulu qu’il n’osait plus y croire et voilà qu’un garçon lui demandait d’être son père.
    Imidril sourit également et se releva de sa couchette improvisée au milieu de sac et de caisses. Il prit la main de l’homme et leva la tête.

    - Merci monsieur, fit-il en souriant de plus belle.

    - Tu peux m’appeler « Papa » si cela te dit, lui répondit Maërian.

    Maërian avait une petite maison dans le quartier Lazuli. Il vivait seul, depuis que sa femme était morte. Il avait bien sûr eut d’autres conquêtes jusqu’à ce jour, mais aucune n’était vraiment sérieuse. Chaque soir, il allait au cimetière sur la tombe de sa femme. Imidril prit également cette habitude depuis qu’il avait été accueilli.

    Ainsi, chaque soir, il se rendait au cimetière. Il se mettait à genoux devant la tombe et joignait les mains. Ce fut d’ailleurs l’un de ces soirs qu’il découvrit son mana. Un visiteur étrange passa au cimetière alors que le garçon était à genoux. Il s’agenouilla aux côtés de l’enfant et ferma les yeux. Imidril regarda alors le nouveau venu. Une barbe naissante sur le menton, des yeux d’un vert profond et un air grave, voici comment était cet homme encapuchonné. Pourtant, une aura malicieuse se développait autour de cet homme. Celui-ci se releva alors et aida Imidril à faire de même. Il garda pourtant sa main prise dans celle du garçon et l’emmena dans un coin du cimetière.

    - Que peux-tu faire de tes mains ? lui demanda-t-il d’une voix grave.

    - Je… Je sais cuisiner… balbutia Imidril, qui ne savait pas trop ce qui lui arrivait.

    - Je ne te parle pas de ça, voyons, l’interrompit-il en secouant sa main. Que peux-tu faire qui ressemble à ça ?

    Il créa alors une sphère sombre, comme s’il n’y avait plus de matière à cet endroit. Il la fit alors pivoter sur elle-même et laissa de la matière rentrer pour ne plus ressortir. Ainsi, la sphère devint de plus en plus grosse, jusqu’à ce que l’homme s’arrête.

    - Comment pouvez-vous faire ça ? demanda Imidril d’un air totalement stupéfait.

    - Comment ? Mais tu peux également le faire, répliqua l’homme.

    Il lui donna alors un petit conseil pratique de base pour réaliser une sphère ainsi. Le garçon tenta plusieurs fois sans succès. L’homme devait se désespérer, mais il n’abandonnait pas de lui apprendre à créer une simple sphère. Au bout du compte, il réussit à rassembler la pluie en une petite boule qui resta intacte durant quelques secondes.

    - Hmm, le mana Bleu, constata l’homme. Intéressant…

    Depuis cette rencontre, Imidril alla chaque jour chez cet homme pour qu’il l’entraîne avec ces techniques. Mais en plus du mana Bleu, il put venir mettre un peu de mana Rouge à l’intérieur. Combinaison étrange, certes, mais très belle à voir. Le garçon apprit en plus de ça à se battre à l’épée et s’initia à toutes sortes d’autres armes, sans néanmoins les approfondir. Il put ainsi arriver à un niveau non négligeable à l’épée et à la maîtrise du mana Bleu, mais l’homme disparut de la circulation du jour au lendemain, sans laisser d’adresse. Imidril s’entraîna alors chez lui, en reprenant ses vieilles habitudes, mais en s’entraînant toutefois aux nouvelles techniques qu’il avait acquises.
    Ses jours se passèrent ainsi sans encombre jusqu’à un mauvais jour, peu après son dix-neuvième anniversaire.

    En effet, du haut de ses dix-neuf années, le gamin, qui n’en était plus tant un, vécut une nouvelle tragédie. Il avait alors un métier en tant qu’assistant forgeron, étant donnée sa capacité à allumer un feu (bien que cela ne soit pas sa capacité maîtresse). Il avait fini sa journée, le forgeron avait forgé sa dernière épée et Imidril put rentrer enfin chez lui. Sur la route, il croisa quelques badauds qui avaient l’air affolés. Il s’arrêta pour leur demander ce qu’il s’était passé.

    - Il y a eu un meurtre ! fit l’un d’eux.

    - Pas du tout, ce n’était qu’un accident ! cria un autre.

    - Mais non, quelqu’un a commandité un assassin professionnel pour tuer cet homme, reprit le premier.

    Tout le monde se stoppa alors. Certes, il n’était pas rare que des assassins aient du travail, mais le petit pâté de maisons n’avait encore jamais rien connu de tel. Et puis, qui aurait pu en vouloir à ce brave homme ? Maërian, qui n’avait jamais rien fait de mal, était mort. Qui n’avait jamais rien fait de mal… était-ce vraiment sûr ? Certes, il était irréprochable durant la dizaine d’années passées à élever Imidril… mais avant ? Oui, avant leur rencontre, Maërian avait tué un homme. Cela était passé pour un accident, mais un seul homme savait que c’était Maërian qui l’avait tué. Cet homme, c’était le frère de la victime et probablement le commanditaire.
    Imidril s’effondra lorsqu’il vit que l’on traînait le corps sans vie de son père adoptif. Il avait encore un poignard dans le cœur. Il n’avait probablement pas dû le voir venir. Quelle mort atroce. Le jeune homme, à travers ses larmes, avait des yeux pleins de désir de vengeance. Il allait retrouver l’homme qui avait commandité cet assassinat. Il ne savait pas comment, mais il allait le faire.
    Imidril se reprit alors et rentra dans la maison. Il remarqua un petit calepin, posé sur le fauteuil où devait être son père. Il le récupéra et le feuilleta d’un œil absent. Cependant, un dessin attira son attention. Maërian avait représenté un homme, plutôt bien dessiné, il fallait l’avouer, et un petit texte était écrit en dessous :

    « J’ai retrouvé cet homme au port de Lazuli. Je sais qu’il est venu pour moi, ce frère abandonné. Il voudra sûrement me tuer. Je ne sais pas son nom, mais je sais qu’il connaît le mien. »

    Imidril n’eut pas le courage de lire la suite et arracha rapidement la page du dessin avant de refermer le livre d’un coup sec. Il le remit sur le fauteuil et s’enfuit de la maison. Il ne pouvait supporter de vivre dans la maison de son père adoptif sans celui-ci.
    Il vécut donc les semaines suivantes dans la rue, mendiant quelques bouts de pain pour sa survie. Ce fut alors qu’il eut une idée. S’il se faisait engager comme assassin, il pourrait peut-être retrouver celui qui avait commandité le meurtre. Mais cela ne lui allait pas, il ne pourrait jamais tuer sans remords… Alors il s’engagea comme mercenaire, pour la même raison. Peut-être que la décision n’était pas la meilleure, mais ainsi il put vivre durant les années qui suivirent. Sa vie se bâtit alors sur sa vengeance, mais il ne savait même pas s’il allait tuer cet homme s’il le retrouvait ou s’il voulait juste le voir de ses propres yeux… Il ne savait pas quoi faire s’il le rencontrait, mais il n’en avait pas encore conscience…
    Ce fut ainsi qu’il devint mercenaire de son état et qu’il l’est toujours.

» Données Complémentaires

    Compléments :
    C'est reparti pour un tour (de manège) !

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Dim 3 Jan 2010 00:06
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