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Salomon Deliva



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 Salomon Deliva 
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Kain
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Genre: Homme
» Salomon Deliva

Salomon Deliva

Age : 28 ans, Salomon est né le 13 novembre 1127.
Lieu de naissance : Ancien fief des Deliva, dans les marécages de Makkura.
Race : Humain
Sexe : Masculin

Métier : Partisan, membre du triangle de l’Ombre mais officiellement mercenaire pour la Confrérie.
Organisation : Congrégation de l'Ombre
Alignement : Chaotique Mauvais

Description rapide :
Descendant d'une très longue et très ancienne lignée de guerrier, Salomon possède une immense ambition doublée par l'inexistence de pitié, de compassion ou d'empathie vis à vis de ses congénères. Il ne suit que ses propres preceptes moraux qui sont d'ailleurs très peu nombreux. Pour lui la vie est une perpetuelle guerre et absolument tous les moyens sont bons pour remplir ses objectifs avec succès...


     

» Données Administratives

    Nom, prénom, surnom : Salomon Deliva

    Age, date de naissance : 28 ans, Salomon est né le 13 novembre 1127.

    Lieu de naissance : Ancien fief des Deliva, dans les marécages de Makkura.

    Race : Humain

    Sexe : Masculin

» Données Sociales

    Métier ou occupation : Partisan, membre du triangle de l’Ombre mais officiellement mercenaire pour la Confrérie.

    Appartenance à une organisation : Congrégation de l'Ombre

    Alignement : Chaotique Mauvais

» Données Mystiques

    Description de la résonance avec les Manas :

    Rouge

    symbiose
    Vert

    neutre
    Blanc

    rejet
    Bleu

    neutre
    Noir

    symbiose

    Capacités spéciales :
    Grâce à sa symbiose avec le Mana Noir, Salomon peut faire apparaître deux grandes ailes dans son dos. La formation de ses ailes dure généralement une à deux minutes mais cette durée varie selon l’état de santé et la fatigue de Salomon. Durant ce laps de temps, son dos se contorsionne une fois à droite puis une fois à gauche, laissant sortir deux ailes noires pliées. Salomon déploie ensuite ces deux nouveaux membres tout en remettant certaines vertèbres en place, ce qui provoque quelques craquements au niveau de la colonne.
    Salomon n’utilise ses ailes qu’en cas d’urgence. En effet, le déploiement et l’utilisation de celles-ci lui demandent beaucoup de force et il ne peut voler plus de quatre heures sans s’arrêter au risque de s’écraser violement de fatigue contre le sol.
    Lorsque Salomon en a fini avec ses ailes, il les plie et les rentre dans son dos. Ce processus dure un peu moins d’une minute et permet à notre homme de retrouver une apparence dorsale normale.
    Le Mana Noir lui confère la possibilité de se fondre dans l’obscurité.
    Grâce au Mana Rouge, Salomon peut supporter les très hautes températures (assez facilement jusqu’à environ 175°C et plus difficilement au delà).

» Données Personnelles

    Description physique :
    Salomon mesure un mètre quatre vingt et pèse soixante quinze kilos. C’est un homme plutôt bien bâti et assez musclé. Ses cheveux sont noirs et la plupart du temps non coiffés, ce qui explique pourquoi de temps en temps une mèche vient cacher son œil droit. Les yeux de Salomon, de couleur vert clair, lui donnent un regard particulièrement perçant, tantôt déroutant, tantôt inquiétant. Ses pommettes sont saillantes et il possède une puissante mâchoire pourvue d’une solide dentition. Sa démarche forte, confiante et, parfois, agressive est bien révélatrice de son caractère violent et pugnace.

    Style vestimentaire :
    Salomon est souvent vêtu d’une grande veste de soie noir, parfois avec des motifs rouges bordeaux, parfois sans. Il ne met généralement rien en dessous de cette veste mais celle-ci lui tient tout de même assez chaud. Il a également pour habitude de porter des pantalons amples de tissus noirs qui lui permettent de se mouvoir comme il l’entend. Salomon enfile aussi de solides bottes en cuir noir qui lui serrent les chevilles et dans lesquelles il glisse son pantalon. Il porte toujours une ceinture de cuir rouge sang ou noir (selon l’humeur) sur laquelle il accroche son fouet.

    Personnalité :
    Salomon est un homme violent qui s’emporte assez vite. Il s’énerve à la moindre insulte ou provocation. C’est également quelqu’un de susceptible et de rancunier. En effet, il ne supporte pas les remarques et les critiques le visant, ce qui l’amène la plupart du temps à rentrer dans une phase de « boudage » indéterminée.
    L’éducation guerrière, stricte et violente, qu’il a reçue, fait de lui un homme impitoyable et particulièrement ambitieux. Salomon est prêt à tout pour venger le clan des Deliva et imposer sa toute puissance aux autres clans.
    Au-delà de sa violence abusive, de ses crises de colères excessives et de sa susceptibilité mal-placée, Salomon est tout de même quelqu’un de compétent et de capable, qui planifie toujours ses projets avec beaucoup de soin, de minutie et dans le plus grand souci du détail.
    Travailler seul ou en groupe ne pose aucun problème à Salomon, du moment qu’il est avec des personnes compétentes et que le travail est fait de façon irréprochable.
    En ce qui concerne ses goûts, notre homme est passionné par la musique et apprécie beaucoup la compagnie féminine.

    Domaines de prédilection :
    Dès l’âge de 8 ans, Salomon a été formé au maniement de certaines armes de guerre comme l’épée longue, l’arc, la lance ou la hache mais il a tout de même une préférence très marquée pour le maniement du fouet. Son fouet est néanmoins un peu particulier : il est constitué d’un assemblage solide de petites plaques d’acier inoxydable, ce qui le rend très résistant. L’assemblage et la petite taille de ces plaques lui permettent d’avoir la maniabilité d’un fouet classique. Il y a aussi une petite lame au bout de son fouet, cette lame est très tranchante et inoxydable comme le reste de l’arme ce qui évite les problèmes liés à l’eau.
    Il possède également la dague ayant appartenu à son père. C’est une arme de très bonne facture qui ne le quitte jamais mais Salomon ne l’utilise que très rarement. En effet, cette dague n’a rien de spécial hormis le fait qu’elle constitue un souvenir de son clan et de son père.
    Salomon est avant tout un expert du combat et de la guerre. C'est un tueur formé dès la naissance à combattre et à diriger les hommes sur un champ de bataille. La magie n'est absolument pas son domaine.

    Histoire :
    Salomon naquit il y a 28 ans dans le domaine du clan Deliva, s’étendant dans les marécages de Makkura. Le clan des Deliva faisait parti de ces nombreux clans, toujours en guerre les uns contre les autres sur le continent depuis des siècles. Cependant, le Gouvernement n’est jamais intervenu dans leurs querelles, probablement parce qu’il les jugeait insignifiantes tout comme la menace qu’ils représentaient.

    Ainsi Salomon grandit dans un climat de guerre constant. Son père, Alossar le Seigneur du clan, lui inculqua une éducation martiale très stricte et parfois violente ce qui le rendit impitoyable dès son plus jeune âge. Le clan des Deliva était toutefois réputé pour ce trait de caractère qui les rendait si « efficace » au combat. En effet, plusieurs épisodes traumatisant contribuaient à former les esprits des guerriers du clan durant leur enfance. Par exemple, les enfants trop faibles ou trop chétifs étaient jetés dans une fosse à l’intérieur de laquelle résidaient des chiens affamés. Les autres enfants du clan devaient regarder le « spectacle » sans verser une larme ou se cacher les yeux auxquels cas, ils étaient jetés dans la fosse également. Ainsi les gamins malchanceux se faisaient déchiqueter sous les yeux de leurs frères, cousins, cousins éloignés, amis sans que ceux-ci ne puissent réagir.

    Les enfants qui passaient l’âge de 15 ans devenaient des guerriers au caractère impitoyables, prêt à tout pour servir le clan. Salomon faisait parti de ces guerriers. A l’âge de 16 ans, il fut désigné seul et unique héritier du clan des Deliva par son père. Cette désignation entreprit de faire de lui un homme ambitieux. Les mois suivants, il reçut une éducation très poussée en matière d’administration et de gestion de fief, d’organisation d’armée et de stratégie militaire. Salomon était décidé à succéder à son père en temps voulu, il voulait faire du clan Deliva, le plus puissant de tous. Il désirait imposer la toute puissance de son clan aux autres afin de les unir et de former un domaine important tant à l’échelle régionale qu’à l’échelle mondiale.
    Néanmoins, bien qu’il ait été très respecté par tout le clan, beaucoup de personnes l’évitaient, voire le craignaient à cause de ses accès de colère très violent et plus ou moins contrôlés.

    Tout bascula l’année de ses 17 ans. Le clan des Deliva, allié au clan des Devin, s’apprêtait à combattre le clan des Dexar, clan rival et ennemi héréditaire des Deliva, lors d’une bataille décisive de la plus grande importance. Salomon ayant l’âge requit pour se battre allait ainsi participer à sa première bataille. Il passa alors plusieurs mois à seconder son père dans la préparation des troupes, la formation et l’entretien de l’armée qu’ils mettaient sur pied. Beaucoup de leurs hommes étaient tombés dans les campagnes militaires qu’avait livrées Alossar Deliva l’année d’avant contre certains clans voisins ce que les Dexar avaient pris pour une provocation indirecte. En réalité, c’était un peu le cas. Les Deliva et les Dexar ne cessaient de se provoquer et celle-ci était la provocation de trop.
    Finalement, ils réussirent à monter une armée relativement forte en peu de temps.

    Rapidement, le jour de la bataille arriva. Les Dexar avaient mobilisé une armée forte de mille hommes. Les Deliva comptaient environ huit cents cinquante hommes du clan, renforcés par trois cents hommes combattant sous la bannière alliée des Devin. Le combat devait avoir lieu en territoire Dexar, au milieu d’une plaine sombre et aride entourée par un peu de forêt et quelques marécages. Les deux armées étaient de forces égales, la bataille allait être difficile.

    Les troupes Dexar faisaient face aux troupes Deliva. Les troupes Devin se situaient sur une colline, à droite des Deliva et à gauche des Dexar. Les Deliva devaient retenir les Dexar pendant que les Devin enfonçaient leur flanc. Salomon était particulièrement confiant en cette bataille mais il se sentait bizarre, probablement parce que c’était sa « première fois ». Il montait un magnifique cheval noir aux cotés de son père parmi le régiment de cavalier de l’aile gauche. Ce régiment avait pour but de contourner l’armée Dexar afin de percer le flanc opposé à celui qu’attaqueraient les Devin. Ils ne voulaient pas prendre les Dexar en tenaille, ils désiraient seulement un combat rapproché avec le Seigneur Vassil Dexar et sa garde personnelle. C’était risqué mais s’ils réussissaient, le moral de l’armée Dexar en prendrait un coup.

    Salomon portait l’armure traditionnelle des Deliva, aux couleurs noires et rouges sang et une épée longue attachée à sa ceinture, sur laquelle il avait également accroché son fouet d’acier. Le regard perdu en direction des hommes lui faisant face, le visage de Salomon faisait transparaître une certaine excitation doublée d’une pointe d’inquiétude. En effet, bien qu’il soit impatient de combattre, il appréhendait un peu les événements à venir, comme s’il avait un mauvais pressentiment. Puis il se dit que cette appréhension était sûrement due au trac lié à sa première bataille…

    Le jeune homme jeta un coup d’œil en direction de son père, celui-ci lui en jeta un également. Le seigneur eut alors un petit sourire en coin. Salomon détourna la tête. Il entendit son père demander l’étendard du clan puis il le vit s’éloigner au galop entre les deux armées. Quelques instants plus tard, le seigneur Silom Devin, l’allié, s’approcha puis le seigneur Vassil Dexar fit de même. Les trois hommes croisèrent les étendards et retournèrent dans leurs camps respectifs. S’ensuit alors un silence de quelques minutes. Le silence parût interminable à Salomon. La tension, déjà bien palpable, s’intensifiait au fur et à mesure parmi les soldats. Le vent soufflait violemment sur la plaine désolée. Le ciel était gris foncé, noir à certains endroits. Quelques nuages menaçants, se profilaient à l’horizon. Il allait peut-être pleuvoir.

    Soudain, un cri de guerre provenant de l’armée Dexar déchira l’inquiétant silence. Tous les soldats Dexar lui firent écho et se mirent en mouvement. Aussitôt après, Alossar Deliva lança à son tour un puissant cri auquel tous ses hommes répondirent en chœur avant d’avancer de façon synchronisée et parfaitement ordonnée. A ce moment précis, Salomon sentit alors une énorme dose d’adrénaline exploser dans son corps. Un sentiment étrange mêlant peur, haine, excitation et jubilation lui titillait les neurones. Il semblait que son cœur voulait s’échapper par sa bouche tellement celui-ci battait fort. Le régiment de cavalerie fut le dernier à se mettre en mouvement.

    Salomon chevaucha alors aux cotés de son père, donnant des coups d’épée à droite et à gauche afin de se frayer un chemin jusqu’à la garde personnelle de Vassil Dexar. Le spectacle s’offrant à lui était d’une intensité époustouflante, des nuées de flèches, volaient sans cesse au dessus de sa tête tandis que certains hommes utilisaient leurs pouvoirs plus ou moins efficaces, liés aux manas. Enfin, les cavaliers piétinaient et tranchaient les malheureux qui ne s’étaient pas encore fait empaler par quelques lanciers.

    Le jeune Salomon était heureux. Il éprouvait même un sentiment plus fort que la joie, un sentiment d’épanouissement total. Comme s’il était destiné à se battre sans répit, comme si sa vie ne pouvait être faite que de guerres, comme si la guerre était l’accomplissement de sa vie. Il prenait beaucoup de plaisir à trancher les misérables soldats se trouvant sur son passage.
    * Par le Créateur ! C’est vraiment le pied ! * pensa-t-il en explosant de rire.
    Au même moment, une flèche vint se figer dans la cuisse de son cheval qui hennisse alors de douleur. Une fraction de seconde plus tard, une seconde flèche transperça le crâne de l’animal qui s’écrasa alors au sol. Salomon percuta ensuite violemment le sol. Il se releva en vitesse, récupéra son épée et la plongea aussitôt dans le cœur d’un soldat l’attaquant de front. Il fit remonter sa lame et découpa ainsi l’épaule du guerrier puis bondit sur un lancier maladroit après avoir esquivé de justesse un coup de ce dernier. Il marqua une pause et lança plusieurs regards autour de lui : il était en train de combattre la garde personnelle de Vassil Dexar. Non loin de lui, quelques Deliva se battaient farouchement. Il jeta un rapide coup d’œil à la colline où se trouvaient les Devin…
    Salomon écarquilla les yeux.
    Les Devin étaient certes, en train de fondre sur le champ de bataille, mais au lieu d’enfoncer le flanc des Dexar, ils coupaient celui des Deliva.

    Le jeune homme était outré. Il n’en revenait pas. La trahison venait de lui couper la connexion entre le cerveau et le reste du corps. Il songea alors à son père. Il se ressaisit et chercha rapidement son paternel du regard. Il l’aperçut en train de se battre contre quatre guerriers. L’un d’eux portait une armure verte émeraude, avec quelques motifs dorés. Il était plus grand que les autres combattants. Cet homme était Vassil Dexar, l’ennemi héréditaire, le responsable de la défaite à venir, l’artisan partiel ou total de la trahison et de l’humiliation de son clan. Le jeune homme courut alors à toute vitesse, il trancha deux Dexar et découpa les jambes de la monture d’un cavalier au passage. Il sauta au dessus de l’animal en fracassant le crâne de son maître et fonça vers son père en espérant qu’il ne soit pas trop tard mais cet effort fut vain. Alossar Deliva gisait dans une marre de sang. Vassil Dexar était déjà parti. Salomon se pencha sur le visage de son père, lui ouvrit les yeux et ne vit que des globes blancs injectés de sang, sans expressions… La vie avait quitté ce corps. Salomon n’éprouvait que du respect pour cet homme qui lui avait tout appris. Il ne pouvait éprouver de la peine, ni de la tristesse, il n’avait pas été élevé pour éprouver ces sentiments.

    La bataille était perdue, les Dexar avaient gagné grâce à une ignoble trahison. Salomon n’avait plus qu’une seule chose à faire, mourir en combattant comme on lui avait appris. Cependant, quelque chose le bloquait… Il refusait de mourir, il refusait de baisser les bras. Après la bataille, les Dexar pilleraient le fief Deliva et extermineraient tout le monde, de la plus humble esclave au plus grand dignitaire.
    Il était donc obligé de choisir… Soit il mourait en brave, pour préserver le peu d’honneur restant, soit il survivait et rétablissait l’honneur du clan en tuant Vassil Dexar et Silom Devin.

    Il regarda le corps gisant à ses pieds pendant un instant. Son choix était fait. Il décrocha la dague de son père et l’attacha à sa ceinture. Plus déterminé à vivre que jamais, il se leva, se retourna et évita de justesse un coup de hache. Il taillada alors la jambe de son assaillant qui s’écroula.
    Cependant, une flèche surgit de nulle part et vint se figer dans sa cuisse. Sous la surprise de cette violente attaque, Salomon hurla de rage et de douleur. Il regarda la flèche un instant et la retira d’un coup sec. Il hurla de plus belle une nouvelle fois. Le sang jaillit alors de la plaie. Il s’efforça de ne pas paniquer, déchira un bout de tissu sur la cape de son père et s’entoura sa cuisse. Il se dit que son misérable bout de tissu ferait l’affaire. Il traina alors difficilement son corps jusqu’à un endroit jonché de mort où il n’y avait plus de combat.

    Il se posa, respira et enleva sa cuirasse. Il jeta un coup d’œil autour de lui et fit sortir ses ailes. A cause de la fatigue et de sa blessure, Salomon soufra durant à peu près deux minutes, le temps d’éclosion de ses ailes. Une fois celles-ci apparues, il ne se posa pas de question et décolla aussitôt. Au début, la souffrance l’empêchait de voler très haut et correctement mais au fur et à mesure du temps, elle se banalisa. Le jeune homme se dirigea alors en direction de Mishrak et vola à toute vitesse sans pause. Ainsi pendant trois longues heures, Salomon lutta contre son mal avant de s’écraser violemment dans la cité de la nuit. Il était entre la vie et la mort lorsqu’une jeune femme du nom de Naomi le découvrit, gisant au bord d’une ruelle. Elle décida de le recueillir et de soigner ses blessures.

    Naomi s’occupa à merveille de Salomon durant sa convalescence. Bien qu’elle fût plutôt jolie, la jeune femme souffrait de solitude, c’est donc avec joie qu’elle hébergea notre homme. Celle-ci tenait une petite bijouterie qui lui permettait de vivre convenablement. Ainsi les mois passèrent et Salomon dont les blessures cicatrisaient petit à petit, traitait Naomi comme une domestique en un peu mieux et dotée d’une belle enveloppe corporelle. Il lui ordonnait sans cesse de lui apporter quelque chose. Celle-ci faisait toutefois preuve d’une incroyable docilité. Au bout d’un certain temps, le jeune homme retrouva l’usage partiel de sa jambe. Mais comme il boitait encore pas mal, Naomi lui fabriqua alors une canne afin de l’aider à se mouvoir.

    Enfin, après cinq semaines supplémentaires, il récupéra quasi-complètement et fut heureux de pouvoir repartir. Il comptait quitter Mishrak et se rendre à Makana afin de trouver un moyen d’acquérir plus de pouvoir.
    Cependant, dans sa plus grande malveillance, Salomon décida de quitter Naomi en la volant. Ainsi, durant la nuit, alors que la jeune femme dormait, le jeune homme se glissa hors de sa chambre, récupéra son fouet d’acier ainsi que la dague de son père qu’il avait pu garder depuis la bataille. Il enfila une cape noire, vida ensuite la caisse et déroba les plus précieux bijoux de la boutique. Mais Naomi, alertée par les bruits suspects, se réveilla et faillit tomber dans les pommes en voyant Salomon la cambrioler après tout ce qu’elle avait fait pour lui. La jeune femme essuya les quelques larmes qui lui montaient aux yeux et demanda pourquoi faisait-il ça. Le jeune homme se retourna et ne lui adressa en guise de réponse qu’un simple sourire mêlé de mépris.

    Il s’apprêtait à franchir la porte lorsque la jeune femme hurla : « Au voleur ! »
    Aussitôt, Salomon retourna vers elle et la gifla violemment. Naomi tomba alors sous la violence de la gifle. Il s’approcha d’elle, la saisit par le bras tandis qu’elle se débattait en hurlant. Il la prit fermement par la mâchoire et lui chuchota dans l’oreille :

    « Boucle-là ma jolie ou je t’arrache tes belles petites dents une par une avec ma dague. »

    Naomi lui donna alors un violent coup de tête et se dégagea. Salomon entra dans une rage folle. Il prit une chaise qui était proche de lui et la jeta de toutes ses forces sur la jeune femme qui s’écroula violemment. Le jeune homme avança vers le corps de sa sauveuse qui gisait misérablement sur le sol. Naomi était à mi-chemin entre la conscience et l’inconscience.

    Il la regarda quelques instants, hésita à la violer puis finalement se contenta de l’égorger. Il compta ensuite les bijoux volés, estima leur éventuel prix et, satisfait, quitta la boutique en toute tranquillité, laissant derrière lui le cadavre de la jeune femme qui l’avait sauvé, soigné et hébergé.

    Suite à ces événements, Salomon quitta Mishrak comme il en avait toujours eu l’intention et rejoignit Makana. Lors de son arrivée dans la capitale, le jeune homme, alors âgé de 18 ans, chercha du travail. Il refusait de travailler pour les mages, leurs sciences étranges ne l’intéressaient pas. Il méprisait le gouvernement ainsi que l’Ordre de la Lumière et rentrer au service de ses saletés de marchands bien gras le dégoutait.
    Au final, il opta pour mercenaire au service de la Confrérie. Ce métier correspondait à ce qu’il savait faire et lui laissait un peu de liberté afin d’accumuler assez de puissance pour vaincre Vassil Dexar et Silom Devin.

    A l’âge de 22 ans, la prêtresse Night pris contact avec Salomon et lui promit un pouvoir totalement absolu à condition qu’il rejoigne la Congrégation. L’esprit embrumé par la haine, la vengeance et l’ambition, il accepta sur le champ. C’est ainsi qu’il entra au service de la Congrégation en tant que partisan et intégra rapidement le Triangle de l’Ombre tout en travaillant comme mercenaire pour la Confrérie. Il rencontra alors Lucent Lutecia, son nouveau collaborateur. Travailler avec lui ne posa aucun problème à Salomon, du moment que le travail était fait de façon impeccable.
    A présent, Salomon a 28 ans et coopère toujours avec Night, Lucent et la Congrégation. Bien entendu, sa loyauté revient d’abord à la Congrégation et bien entendu, son adhésion à celle-ci demeure tout à fait secrète.

» Données Complémentaires

    Compléments :
    Je vais reprendre le thème musicale de la V2 ^^ :
    Juicebox - The Strokes pour définir l'ambiance et l'état d'esprit de Salomon.

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Jeu 21 Jan 2010 22:11
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